1 an (et 2 jours)

A la base je voulais vous écrire cet article mercredi mais comme souvent je me suis laissée déborder…

Déjà un an pour ma crapouille. J’ai à la fois l’impression que c’était hier et en même temps qu’il a toujours été là. 

Je pourrais parler de lui pendant des heures, m’émerveiller à l’infini de chaque nouvelle acquisition. Quand il fait une carabistouille (note lecteur qu’on sait que le langage approche et qu’on essaye de prohiber les gros mots…) je suis toujours partager entre l’envie de « gronder » et celle de rire ou l’encenser de faire de tels progrès. 

Pour pas faire une tartine, pour « résumer » Framboise je vous partage le « chalkboard » 1 an qu’on a réalisé. 

  

Comme vous l’avez peut-être lu, j’ai accompagné Margou pour la naissance de Caribout’chou (entre nous elle m’a d’ailleurs plus qu’impressionner à si bien gérer la douleur, sans même crier…). Cet accouchement m’a particulièrement émue. Je me suis dis que sans là blogs j’aurai jamais vécu un tel moment. 

Et c’est cet accouchement qui a recommencé à faire naître en moi l’envie de revivre ça, l’envie d’un petit deuxième… Pas encore au point de repartir dans les essais mais j’ai senti que mon projet familial n’était pas encore abouti. Des photos et vidéos de complicités fraternelles (partagées par des copines auprès de qui je peux laisser s’exprimer mon côté MILKesque) me conforte dans cette idée. Bref DN j’espère que tu seras bientôt prête pour un second round…

Passez un bon week-end de l’ascension (en espérant que vous faites le pont)

Les cicatrices de la PMA…

Pfff encore une fois j’ai du mal à trouver le temps d’écrire. Il me faudrait des jours d’une trentaines d’heures plutôt… 

Je n’oublie pas ma nomination au liebster award par Maxelie, j’essayerai de m’y mettre très bientôt. 

Mais aujourd’hui (un peu en écho de l’article de Maxelie d’ailleurs) je voulais parler des traces que laissent un parcours PMA. 

Il y a bien sûr toutes les annonces de grossesses (hors pmettes) qui d’abord me font un pincement au cœur avant que je puise m’en réjouir. Je ne peux m’empêcher de me dire « eux ont pas galèrés ». Mais là je voulais vous raconter quelques choses que j’ai été étonnée de ressentir. 

Après la naissance de Framboise, j’ai fais la petite joueuse et j’ai préféré reprendre une contraception. Je sais que beaucoup font le choix de ne pas en reprendre mais je connais un peu trop de Gertrude pour avoir fait ce choix.

 Je peux peut-être pas décider quand je veux un enfant mais j’ai encore la possibilité de décider quand je n’en ai pas. 

Mais il y a un peu plus de 2 mois j’avais oublié trop de comprimés, du coup retour des spottings bien énervants. Du coup on a décidé (enfin on en a discuté avec Chéri-chéri mais je me suis rendu compte par la suite qu’il avait oublié cette conversation) d’arrêter la pilule pour repartir sur un nouveau cycle et reprendre sur le prochain J1. 

Ce J1, il est arrivé hier. Et là, à ma grande surprise, j’ai été hyper déçue. À ma grande surprise parce que, dans l’idéal, avec Chéri-chéri on veut que nos enfants aient 2 ans d’écart au minimum. Surprise parce que Framboise ne faisant toujours pas ses nuits je ne me vois pas avec une grossesse, et la fatigue qu’implique le 1er trimestre, maintenant. Il est donc clair pour moi que mon désir de grossesse est pour le moment sur off. 

Mais ce J1 m’a fait de la peine et m’a minée le moral. J’ai l’impression de revenir à ma schizophrènie dualité ressenti pendant la PMA. Même en étant comblée en tant que maman, il y a une petite part de moi qui rêve encore de faire une grossesse  « normalement », de faire gertrude…

Bref je crois qu’hier j’ai réellement pris conscience que la PMA laisse des traces, des cicatrices dans nos vie. 

Je souhaite à toutes celles qui sont sur le quai de très bientôt se poser ce genre de question « de riche » 

9 mois…

9 mois… Autant dehors que dedans ( enfin si on chipote il a passé 276 jours dehors et 256 jours dedans…)

Près de 6 mois que je vous ai abandonné… En même temps, comme beaucoup, je trouve difficile d’écrire une fois qu’on est de « l’autre côté », une fois que le train est finalement arrivé sans encombre à destination.

Pas qu’à la base j’ai du mal à parler de lui, au contraire, je suis une vraie MILK avec lui et suis ravie d’échanger nouvelles et photos avec des spécimens de mon genre. Mais je me dis que ces récits n’ont pas leur place sur ce blog, pas sur un blog de PMA. Pour autant je ne vois pas l’intérêt d’ouvrir un nouvel espace pour en parler. Peut-être parce que je trouve plus facile d’écrire sur le « malheur ».

Mais bon aujourd’hui je me suis dit qu’il fallait que je reprenne la plume, le clavier. Voilà 9 mois que Framboise a rejoint nos vies, les a emplie de tant de moments de joie et de bonheur. Même si avouons le ce n’est pas tous les jours tout rose.

Framboise est un modèle « petit dormeur ». Sûrement qu’il se dit qu’après tout ce temps il serait dommage de ne profiter que le jour et pas la nuit… il n’est pas rare, encore maintenant, d’avoir des réveils toutes les 1h30/2h la nuit. Sachant que j’ai repris le boulot et que j’alterne garde de jour et de nuit, autant vous dire que ça pique parfois…

Mais à côté de ça, c’est un bébé très curieux de son entourage, qui adore sociabilisé et qui sourit à tout le monde (on a d’ailleurs fait fureur à Londres fin janvier). Il a découvert depuis peu qu’il pouvait également se déplacer. Il adore ramper derrière ses minettes (il y en a une qui adore ça d’ailleurs). Il s’est également rendu compte que les fils électriques c’était trop bien et que jouer dans la gamelle des chats (et accessoirement manger une croquette ou deux), ça mettais sa mère en joie…

Côté alimentation on alterne des phases où il mange bien et d’autres où il prend le minimum… Il est du genre petit gabarit mais suit sa courbe alors on le laisse faire. Une chose est sûre, le sein garde la côte. Et oui, moi qui ne savait pas si j’allai allaité, j’allaite toujours 9 mois plus tard. Il a quand même un biberon de lait artificiel le soir (qui ne le fait pas plus dormir contrairement aux idées reçues, même si on ajoute des céréales dedans…)

Bref je pourrais vous parler de lui sur des « kilomètres ». C’est d’ailleurs parce qu’il m’occupe un temps fous (jour et nuit, les siestes n’étant pas toujours au RDV) qu’avec le boulot et le reste je suis très peu présente sur la blogo. Pour autant je ne vous oublie pas, je lis en sous-marins, et très souvent devant l’un de ses sourires, l’un des ses éclats de rire, je pense à vous. Je souhaite de tout mon cœur que chacune (et chacun) d’entre vous puisse un jour connaître ce bonheur, quelques soit le chemin qui vous y mène (sachant que je vous souhaite le plus court possible).

Cet article est sûrement un peu brouillon mais l’envie d’écrire est arrivé d’un coup alors vu que ma garde est calme j’ai profité de l’occasion.

Il y a un an…

Il y a un an, ce 10 septembre 2015, après une courte nuit, ton père m’a conduit à la clinique. Je sentais mes ovaires gros, mon ventre gonflé et nous étions plein d’espoir pour une jolie récolte. 

Une AG plus tard (et pas mal d’attente) nous apprenions qu’il n’y avait qu’un follicule mature… Je ne te cacherai pas que nous étions déçus. Nous avions lu tellement de témoignages avec des récoltes conséquentes qui finissaient par un TG négatif… Ce jour là avec Pr Dédé nous avons parlé maturation in vitro, ce jour-là avec papa nous avons réfléchis à un plan pour financer un DO à l’étranger…

Pendant ce temps-là, mon unique follicule fusionnait avec le spermatozoïde (l’élu) de ton père, pendant ce temps là tu commençais le tout premier jour de ton existence. 

Nous étions bien peu confiant au début mais tu as continué ton petit chemin, 2 jours après tu étais installé dans mon utérus que j’espérais le plus douillet possible. Pendant 14 jours interminables nous allions essayer de pas mettre trop d’espoir tout en guettant le moindre signe.

Et puis il y a 3 mois et demi tu as enfin rejoins nos bras après avoir existé si longtemps dans notre cœur. 

Chaque jour je suis reconnaissante à la PMA qui t’a amené dans nos vies. Je suis enchantée de découvrir tes nouveaux apprentissages, entendre tes gazouillis et tes rires, tout nouveau et je suis toute triste de devoir te laisser pour reprendre le boulot lundi. 

Bref aujourd’hui en me levant je me suis rendu compte que tu avais un an d’existence et ça ça se fête. 

Je vous souhaite à tous et toutes de fêter un jour ce genre d’événement. 🙅🏼🍀🙏🏼🍀🙅🏼

3 mois… {Framboise}

Déjà 3 mois que Framboise est parmis nous…

Le temps file à toute vitesse. Les journées sont bien rythmées et même si je vous oublie pas j’ai moins de temps libre où je peux surfer sur la blogo. 

Je n’ai eu aucune difficulté à virer MILK, et même si je suis capable d’avoir d’autres sujets de conversations, j’avoue je pourrais parler des heures de mon fils. 

Vous parlez de lui… J’ose à peine… Je voudrais pas peiner celles encore sur ce foutu quai… Mais certain(e)s veulent peut-être quelques nouvelles… 

Framboise, même dans ses pires jours, me confirme quotidiennement que ce « combat » contre l’infertilité valait le coup. Certains jours sont vraiment durs, je me suis déjà demandé s’il n’y avait pas une raison à mon infertilité… Je me trouve pas assez patiente, pas assez compétente bref trop nulle. Mais à aucun moment je ne « regrette ». J’arrive toujours à un moment dans la journée, quand Framboise est calmement endormi au creux de mon bras, à savourer ma chance. 

Framboise est un bébé tonique. Il est curieux et supporte pas de ne pas « voir ». Il voudrait être assis tout le temps. Il est aussi crampon (surtout depuis une dizaine de jour) et est souvent dans nos bras/écharpe. Il est charmeur et sait faire des sourires à faire fondre un iceberg. Il a l’air de faire ses nuits (on en est à 5 d’affilée au moins 22h/7h…) Il est de plus en plus dans l’interaction (même avec nos minettes) et gazouille un peu plus chaque jour. Il apprécie les massages, se régale dans son bain. Il le fait découvrir qu’en plus d’être un ami, un amant et un amoureux, Chéri-chéri est un bon père qui se régale avec son fils. J’adore voir mon mari être père et remercie chaque jour la médecine de nous avoir permis d’accéder à la parentalité. 

En devenant maman (cette phrase semble toujours un peu bizarre) j’ai développé à fond mon côté ambivalent. Envie de garder mon bébé tout petit mais fierté et joie de découvrir ses apprentissages. Envie d’avoir des moments pour moi mais incapacité à le « laisser »…

Côté alimentation, je l’allaite toujours exclusivement, moi qui n’étais pas sûre de vouloir donner le sein,  je me vois pas arrêter pour l’instant et j’ai même commencé à tirer mon lait en vue de la crèche. 

La crèche qui d’ailleurs commencera avec l’adaptation la semaine prochaine…😱😱😱

La reprise, elle, est prévue pour le 12 septembre. Je l’envisage avec ambivalence elle aussi. Une partie de moi veut retrouver ce métier que j’aime, les collegues/copines et ne plus être « seulement une maman » mais en même temps je suis déchirée à l’idée de le laisser, de louper des moments importants…

Avec cette reprise et donc la « fin » de cette grossesse, je me demande un peu ce que je vais pouvoir vous raconter que ce blog… Je ferai peut-être quelques billets pour donner des nouvelles, liront celles et ceux qui s’interrogent sur notre « devenir » et quelques articles « je ne suis pas que pmettes ». 

Mais je ne pense pas fermer ou délaisser complètement ce blog, car la PMA n’est pas derrière nous. Nous envisageons une autre grossesse. Pour autant on est pas très joueur, je suis sorti de la clinique avec une contraception. Je ne peux peut-être pas décidé quand avoir un enfant mais j’ai encore la possibilité de choisir quand ne pas en avoir.

A priori on arrêterait de nouveau la contraception dans un an, on se  laisserait 6 mois pour « faire Gertrude » avant d’envisager un retour en PMA au printemps 2018. 

Voilà pour les quelques news. Cet article est un peu chaotique et pas très bien organisé, mais j’ai mis que 2j à l’écrire 🎉👏🎉

Jour de cueillette {Framboise}

Déjà 4 semaines aujourd’hui  un peu plus de 5 semaines (vous l’aurez compris il m’aura fallut plusieurs jours pour arriver à écrire cet article) que Framboise est parmis nous. C’est fou comme le temps passe vite maintenant. J’ai trouvé la grossesse interminable parce que j’ai eu peur d’un problème jusqu’à la fin mais là, les craintes s’étant envolé, le temps file. 

Bref me voici de retour pour vous raconter l’arrivée de Framboise. 

Jusqu’au samedi 21 mai, j’avais hâte que Framboise arrive mais j’étais pas encore impatiente. Et dans la nuit du 21 au 22, il y a quelques choses qui a « vrillé »dans ma tête je voulais mon bébé là, maintenant et je suis devenue très chiante pressée. 

Il faut dire aussi qu’à mon RDV du 10 mai le gynéco m’avait dit que j’accoucherai dans les 15j, ma mère le week-end de la Pentecôte me disait qu’elle marchait « comme ça » les jours précédents l’accouchement et ma SF le vendredi 20 m’avait sorti qu’on voyait que j’allai accoucher et que je serai sûrement pas là au cours d’après… 

Me voilà donc à compiler ce que j’ai pu lire/entendre sur les méthodes douces de déclenchement (et accessoirement de prévoir d’aller voir ma collègue le 26 pour qu’elle me fasse un décollement si pas plus…). Méthode italienne et feuille de framboisier accompagnent mon dimanche. Je repense également à ma copine à qui sa grand-mère avait dit de manger gras (et qui a accouché après un bon repas de Pâques …) et je lis dans le week-end sur un groupe d’échange entre SF, que ce qui déclenche c’est pas trop le framboisier (qui aide à voir de bonnes contractions) mais la sauge. 

Le lundi 23 me voilà donc en expédition pharmacie pour récupérer de la sauge. Là je tombe sur une « nouvelle » (ça a été aussi l’occasion de me rendre compte que je connais tout le monde dans ma pharmacie par leur prénom alors que je suis encore loin d’avoir 80 ans…) qui au début hésite à m’en donner car contre-indiqué pendant la grossesse. Elle appelle sa collègue qui elle, bien entendu me connaît, et lui précise qu’étant SF je doit savoir ce qu’il en est… Me voilà donc avec ma sauge, 2 c à soupe dans 1L d’eau chaude avec 2 c à s de framboisier, et il a plus qu’à siroter. Le soir j’ajoute un petit Mc D* à l’équation (pour le côté « gras »)

Mardi 24, 1h30 : je me lève comme à mon habitude pour un de mes passages nocturnes aux toilettes et là j’ai l’impression de sentir une contraction douloureuse… J’attends un peu mais non pas plus… Je retourne me coucher. Et là 25/30 min après la première , une autre contraction arrive, douloureuse aussi. Impossible de la gérer allongée. Je récupère donc téléphone et tablette et migre au salon. Les contractions sont espacées, alors entre 2, je joue à candy cruche, je m’allonge… Mais dès qu’elles montent je dois tout stopper et me dandiner pour la gérer. 

4h : je vois la tête de Chéri-chéri se pointer dans le salon se demandant ce que je fais. Sans les chattes (qui m’ont suivies) et sa femme enceinte remuante dans le lit, ce grand espace rien que pour lui l’a réveillé. Je lui dis que j’ai des contractions mais qu’elles sont encore espacées (à ce moment là c’est plus tous les 1/4 d’heure) et qu’il peut se recoucher. Je lui dit néanmoins que je pense qu’on ira « faire le point » à la clinique vers 6h. La SF en moi a besoin qu’on regarde le rythme cardiaque de Framboise. En plus même si je la sens bien bouger, depuis les premières contractions j’ai quelques pertes de sang alors ça me rassurerai. Et troisième point ça nous permettrait de savoir si Chéri-chéri va bosser ou pas. 

5h : les contractions sont maintenant toutes les 7 min, je vais prendre une bonne douche (entre les derniers poils à se débarrasser et les contractions à gérer, ça me prend un petit moment) puis Chéri-chéri se prépare. Avant de partir j’appelle juste ma collègue pour la prévenir qu’on arrive. 5 min après on est a la clinique. 

6h : ma collègue est en salle d’accouchement (avec ma copine du cours de sophro d’ailleurs), je branche mon monito mais j’ai besoin d’elle pour m’examiner.  Allongée les contractions sont hard, j’espère bien qu’elle va me dire que je suis à 2 (mon col était ouvert à 1 le 10 mai déjà). Ma collègue arrive, m’examine et apprend à Chéri-chéri qu’il n’ira pas bosser car je suis déjà à 3-4 cm… Le monito est parfait, j’en profite pour appeler ma copine SF qui vient pour mon accouchement (traitement VIP oblige…). Puis direction ma chambre avec le ballon pour continuer à gérer. J’arrive très bin à me mettre dans ma bulle de sophro le temps de la contraction. Mon mari trouve ça fou que je tienne une conversation (je suis peut-être un chouïa bavarde) puis que je l’interrompt le temps de la contraction pour reprendre juste après, où je m’étais arrêtée.

8h : je sors de nouveau de la douche (l’eau aide bien). Ma copine arrive. Pour être là elle a fait poser un RTT à son mari le matin même, pour assurer la sortie scolaire de sa 2ème et caler la petite dernière chez sa mère 💚. Elle m’examine je suis maintenant à 5 cm. Je continue mon ballon, Chéri-chéri est missionné pour les étiquettes et ma copine en profite pour me masser le bas du dos. 

9h : ma bulle a tendance à éclater… Je commence à avoir plus de mal à gérer et du coup je me dis que si je bascule sur une césarienne ça sera sous AG. Et ça, ça me stresse. En plus à l’examen mon col n’a pas franchement bougé, du coup je préfère migrer en salle d’accouchement et demander une péridurale. Moins de 10 minutes plus tard je suis au paradis grâce à une rachi-péri hyper efficace (je crois que tout le monde était « sur le pied de guerre » pour l’avoir si vite…)

9h45 ma copine m’examine, je suis à 7 cm, et du coup elle rompt la poche des eaux. Entre temps, mon collègue gynéco a passé la tête pour me dire qu’il était là si besoin. 

10h45 je suis à dilatation complète mais je sens pas encore le bébé descendre. Je demande d’ailleurs à ma cop’s d’arrêter le pousse-seringue de la péridurale pour que les sensations reviennent.

11h45 je sens à chaque contraction mon bébé qui appuie, on s’installe pour THE moment qu’on attend depuis des années. Mes collègues ont respectés le vœux qu’on a fait d’être le minimu possible en salle de naissance. J’ai donc juste ma copine SF et une aide soignante, le pied. On verra 2 fois la tête du gynéco qui s’assure que tout se passe bien mais lui aussi ne s’impose pas. Avec le miroir je vois super bien la progression de mon bébé, et ça m’aide à être efficace.

12h10 sa tête est là, à cause du cordon autour du cou c’est ma copine qui le coupe et non pas Chéri-chéri (celui-ci a réussi à rester en salle tout le long et même pour la poussée mais il a préféré rester assis, faut dire que moins de 3 semaines avant les collègues ont mutés en réa un papa qui s’est pâmé la bougie au moment de l’accouchement de sa femme). Avant même que les pieds soit dehors on voit que Framboise est plutôt du genre masculin…  Mes copines sortent de la pièce dès que mon bébé est sur mon ventre nous laissant savourer ses premières minutes à 3. Les larmes coulent silencieusement sur mes joues, j’arrive pas à croire à notre bonheur. 

12h15 mes copines reviennent ainsi que le gyneco.  Le placenta sort… En partie… Il faut donc aller chercher le bout qui manque et qui fait que je saigne pas mal… J’avoue que je suis alors bien contente d’avoir choisi l’option péridurael à ce moment là. De même pendant les quelques points qui suivent….

Je garde Framboise en peau à peau pendant une bonne heure et demi. A un moment je fais un petit malaise vagal dû a la perte de sang importante de la délivrance et du coup Chéri-chéri fait la dernière demi-heure de peau à peau. Pendant ce temps là il paraît que c’est l’effervescence dans le service. Tout le monde s’embrasse, on se croirait à la secte des câlins. Il faut dire qu’au boulot j’ai fais régner la transparence, tout le monde connaît notre parcours PMA et a assisté  à toutes les étapes. 

Au bout des 2h je retourne en chambre en grande procession : moi dans mon fauteuil, Framboise dans les bras de son père, hyper fier et une bonne partie de mes collègues autour. A peine arrivés devant la porte de ma chambre, les larmes remontent, je vois qu’un gentil panneau a été posé. Et quand celle-ci s’ouvre, je vois tout mon service à m’attendre, et une chambre qui a été décoré et personnalisé juste pour nous. De nouveau me voilà en mode « madeleine ». 

  
Bref cette journée a été au-delà de mes espérances. Je n’avais rien projeté pour ne pas être déçue (et aussi parce que je n’arrivais pas à croire que j’allai accoucher). Je suis très contente et fière d’être parvenue jusqu’à 5 cm avant d’avoir la péri et tellement soulagée d’avoir éviter la césarienne (pas que je dénigre ce mode d’accouchement , loin de là, mais à cause du bo*del dans mon ventre dû aux adhérences qui me faisaient craindre des complications)

Depuis je dirai pas que c’est facile tous les jours mais grâce à un très bon service soutien en ligne 😉 j’avance un pas après l’autre sur ce chemin de la maternité que j’ai si longtemps désiré. 

Je pense chaque jour à toutes celles e qui sont sur le quai et meme si je suis plus discrète par manque de temps, je vous souhaite à tous et toutes un billets dans ce train très vite et je vous oublie pa, j’oublie pas par où on est passé.  

39 SA {Framboise}

39 SA,  J-14… Ah ben non finalement, Framboise a trouvé que le temps passe à l’intérieur était suffisant et qu’il fallait aller découvrir ce qu’il se passait dehors. 

Mardi vers 1h30, première contraction. Arrivée à la mater à 6h et bout du nez pointé à 12h10. 

Un accouchement comme j’aurai pas osé en rêver, que je vous raconterai dès que possible si vous voulez. 

Un jour magique qui a confirmé que ça valait le coup de se battre, qui donne envie que toutes sur le quai vous connaissiez le même bonheur que nous. 

3330g de bonheur pour 50cm de joie 😍😍😍😍

A très vite. 

PS : au fait Framboise a bien caché son jeu pour les paris… Contrairement à ce que beaucoup pensait (les 2/3 des votant) Framboise est un petit mec, et il a décidé de se joindre à nous sur un des rares jours où personne n’avait voté…